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28/05/2010
Attacks on Civilians in Eastern Congo


A report alleging that government troops summarily executed fifty civilians in early April in fighting around Mbandaka, the capital of the Democratic Republic of Congo's northwestern Équateur


28/05/2010
UN experts say Congo rebels are illegally imposing taxes and receiving international support


UNITED NATIONS (AP) — Rebel groups in eastern Congo are illegally imposing taxes on trucks and pedestrians and receiving local, regional and international support in violation of U.N. sanctions, U.N. experts said Thursday.



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Lettre ouverte au Peuple congolais
Par: Joël Lévy Date: 10/04/2008 Type: Analyse Vu: 3905 fois


  
‘‘L’expérience permet de trouver la voie’’ Sagesse tibétaine

Peuple congolais,

Le jeudi 30 juin 1960, la République démocratique du Congo naît grâce à la volonté farouche et la détermination inébranlable de toute une génération de femmes, d’hommes et d’enfants désireux de vivre ardemment dans la dignité humaine, de goûter, sans borne et sans entrave, à la liberté et à la justice. En vérité, depuis cette naissance concrétisant un rêve pour ses sujets mutilés par la barbarie et un espoir pour un Continent meurtri par l’esclavage économique et financier, cet État géant d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains affiche constamment une santé valétudinaire et un visage moribond. D’ailleurs, en « scrutant sereinement » la trajectoire suivie par la République démocratique du Congo, l’on découvre que ce pays demeure, toujours, la proie facile des guerres civiles et des dictatures féroces et fantoches. Fait étonnant voire même surprenant, l’on constate qu’il existe une corrélation étroite entre l’agonie congolaise et le règne de certains régimes politiques en Occident.

À titre d’exemple, la République démocratique du Congo subit brutalement la loi macabre de la guerre ainsi que le principe de balkanisation lorsque règne, à Washington, une administration démocrate. Cette vérité est, tout à fait, le cas indéniable des présidences successives de John Fitzgerald Kennedy [JFK] (1960-1963) et de Lyndon Baines Johnson [LBJ] (1960-1968). Celles-ci correspondent naturellement aux premières années de la souveraineté internationale et de l’indépendance nationale, d’ailleurs, fort littéralement marquées par la double sécession katangaise et sud-kasaïenne. Ces dernières  sont également marquées par la proclamation de la République populaire du Congo établie par la paire Christophe Gbenye et Antoine Gizenga à Stanleyville (Kisangani). En effet, les partisans lumumbistes, qualifiés à tort ou à raison de nationalistes, règnent de 1961 à 1964, dans l’Est de la République démocratique du Congo sur une vaste région s’étendant pratiquement de la Province orientale au Nord-Katanga, en passant par le Kivu et le Maniema. Ce sont, en réalité, les troupes armées de l’OTAN composées essentiellement de Belges et d’Américains, à la rescousse de l’ANC/Mobutu, qui mettent fin aux élucubrations et balbutiements de cet État fictif.

Cette vérité vaut aussi pour le pasteur démocrate et fermier sudiste James Earl (Jimmy) Carter. Sous sa présidence, la République démocratique du Congo est aux prises avec les fameuses guerres de Kolwezi (1977 et 1978). Fort coûteux en vies humaines, ces deux conflits militaires propulsent à l’avant-scène les ex-gendarmes katangais dont l’objectif primordial est, comme naguère en 1960, de faire sécession. Discrètement « soutenus » par l’ex-puissance coloniale, la Belgique, ces mercenaires recyclés qui sont également à la solde de l’Angola voisin, sont solidement encadrés par le général Natanaël Mbumb et strictement placés sous la bannière du Front national de libération du Congo (FNLC). Force est de constater que ces fameuses guerres de Shaba voient intervenir, coup sur coup, les troupes armées françaises et marocaines appuyées techniquement et logistiquement par l’OTAN. Il importe de souligner que ces deux conflits larvés sont commandités par la Belgique afin de punir l’arrogance et l’ingratitude du Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko du Zaïre. En effet, Bruxelles voyait déjà d’un mauvais œil, à cette époque d’extrême tension politique et diplomatique, la volonté mobutiste visant à ériger des raffineries de matières premières au Katanga dans le dessein de détruire coûte que coûte la rentabilité économique et l’outillage industriel du complexe flamand de Hobboken.

C’est, enfin, vrai du président hypermédiatique William Jefferson (Bill) Clinton. Sous son administration, la République démocratique du Congo est doublement ravagée par la guerre d’agression et de partition (1996-1997) et par la guerre d’occupation du territoire et de pillage des ressources nationales (1998-2002). Ces deux conflits commandités par le pouvoir économico-financier anglo-saxon présentent, à dire vrai, cette particularité et cette singularité d’avoir impliqué des puissances étatiques régionales aux appétits mesquins et, surtout, créé des groupuscules armés aux alliances souvent fragiles et aux revendications parfois farfelues. Il y a lieu de relever que ces deux guerres présentent un coût humain très élevé en termes de pertes en vies humaines estimées à plus de 5 millions de morts directes, sans compter les victimes collatérales évaluées à 2 millions de morts indirectes. Cela s’appelle un génocide programmé…

Peuple congolais,

Accoutumée aux catastrophes politiques, la République démocratique du Congo subit, par contre, violemment les foudres et la poigne de la dictature fantoche lorsque le Parti républicain est aux manettes des États-Unis d’Amérique. Il en est effectivement, ainsi, de la présidence de Richard Nixon (1968-1974) et de Gerald Ford (1974-1976). C’est à cette époque que ce pays connaît l’exécution sommaire de Pierre Mulele en 1968, la traque brutale des opposants politiques, les massacres d’étudiants d’université (4 juin 1969), l’institutionnalisation du Mouvement populaire de la révolution (MPR) en Parti unique (1971) ainsi que sa transformation en Parti-État ou Parti-Nation (1974). Sous la célèbre présidence de Ronald Wilson Reagan (1980-1988), la République démocratique du Congo se distingue quotidiennement par l’arbitraire mobutiste (bâillonnement des droits fondamentaux de la personne humaine et suppression des libertés publiques, arrestations massives, assassinats d’opposants politiques, insécurité entretenue par le règne des groupes paramilitaires et escadrons de la mort [phénomène hiboux], etc.).

Tel est aussi le portrait du pays sous la présidence de George Herbert Walker Bush Sr. En effet, la République démocratique du Congo est aux prises avec des putschs constitutionnels. Aussi enregistre-t-elle des massacres d’étudiants en mai 1990. Cet État est, surtout, en proie au sabotage de la démocratie voulue expressément par la population. Enfin, sous l’administration Bush Jr, la même logique fondée sur la marginalisation et la répression brutale du Mouvement en faveur de la démocratie continue de plus belle. En effet, le Peuple congolais assiste médusé à des élections tripatouillées, à l’imposition d’un dirigeant par des gouvernements étrangers au travers de leurs chancelleries et forces armées déployées spécialement sur le terrain. Celui-ci assiste également impuissant à des massacres à large échelle de la population innocente. Cette barbarie qui n’est pas d’ailleurs sans révulser l’esprit humain, s’est produite aussi bien sous le pouvoir démocrate que sous l’administration républicaine.

Par ailleurs, les fausses élections destinées à recycler la tyrannie et l’arbitraire à Kinshasa se sont déroulées sous les deux régimes politiques à Washington. Il en est ainsi des scrutins verrouillés sous le label inique du Parti unique et Parti-État, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR). Ceux-ci sont organisés en République démocratique du Congo en 1977, et ce sous la direction démocrate de James Earl (Jimmy) Carter et, en 1984, sous la présidence républicaine de Ronald Wilson Reagan. Il convient de souligner que le président Jimmy Carter, à la tête d’une Fondation éponyme (Fondation Carter), a supervisé à Kinshasa, en qualité d’observateur international, l’élection présidentielle truquée des juillet et octobre 2006 ayant consacré le mercenaire Kabila Kabange président de la République démocratique du Congo. Malgré les allégations flagrantes de fraude ayant entaché le déroulement des opérations électorales (falsification des procès-verbaux, interversion des résultats, bourrage massif d’urnes avec des bulletins surnuméraires, présence d’observateurs non accrédités, résultats négociés par le président de la Commission électorale indépendante, l’Abbé Malu-Malu Muholongu, avec les chancelleries occidentales sous la supervision de la MONUC, etc.), ce « Prix Nobel de la Paix » a jugé, tout en prenant soin de souligner certaines imperfections dans l’organisation, ces scrutins tripatouillés somme toute « louables » et « dignes » !

Quant aux putschs militaires, le coup d’État de Joseph Hyppolite Kanambe Kazembere M’Twale Christopher, alias Joseph Kabila Kabange, contre son beau-père Laurent-Désiré Kabila, intervient quatre jours (le 16 janvier 2001) avant le passage du pouvoir politique entre William Jefferson (Bill) Clinton et George Walker Bush Jr. Cependant, le putsch militaire du lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu intervient effectivement (le 24 novembre 1965). Donc, ce coup d’État se déroule concrètement sous la présidence démocrate de Lyndon Baines Johnson (LBJ), au moment où celui-ci a déjà entamé son second mandat.

Force est de constater qu’il y a assassinat brutal des dirigeants congolais lors de la Transition politique entre les deux Partis dominants à la Maison-Blanche. Ceci est vrai de l’élimination physique de Patrice-Emery Lumumba le 17 janvier 1961 (passage du pouvoir politique entre le général Dwight Eisenhower et John Fitzgerald Kennedy). C’est également vrai de l’élimination physique de Mzee Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier 2001 (Transition entre Bill Clinton et Geoge Walker Bush Jr).

Peuple congolais,

À vrai dire, cette coïncidence relationnelle entre contexte politique américain et situation sociopolitique congolaise est-elle, à proprement parler, fortuite ? Relève-t-elle d’un simple hasard historique de calendrier ? En réalité, est-elle le fruit d’une stratégie politique mûrement réfléchie ? Est-elle effectivement le fruit d’une politique programmée ? S’il en est vraiment ainsi, dans quel dessein ?

Ces questions méritent d’être posées dans la mesure où, lorsque l’on examine minutieusement les photographies politiques instantanées des deux États, et ce dépendamment du régime voire du pouvoir politique qui les affecte réellement sur le plan interne au même moment, il se dégage fondamentalement que la République démocratique du Congo vit constamment et perpétuellement sous le régime d’insécurité généralisée. Il s’agit du ‘‘phénomène de tyrannie de la violence’’. Celle-ci prend subitement la forme de guerre meurtrière quand il s’agit de mettre définitivement au pas le pouvoir directionnel du pays. Ceci est vrai de la déstabilisation subie par Patrice-Emery Lumumba, Mobutu Sese Seko du Zaïre et Mzee Laurent-Désiré Kabila. Elle prend aussi soudainement la forme de despotisme lorsqu’il s’agit, en réalité, d’inféoder les factotums des pouvoirs colonialiste et impérialiste, donc renforcer le régime politique en place en vue de servir les intérêts étrangers, a fortiori anti-patrie. Il en est ainsi de Mobutu Sese Seko du Zaïre, de Laurent-Désiré Kabila et de Joseph Hyppolite Kanambe Kazembere M’Twale Christopher, dit Joseph Kabila Kabange.

Peuple congolais,

De ce phénomène de tyrannie de la violence auquel est confronté de manière cynique et perpétuelle la République démocratique du Congo, il se dégage une constance jamais démentie par les faits : « le principe d’alternance factuelle entre guerre et dictature ». En d’autres termes, cet État géant et richissime d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains ne connaît point de répit. Ce pays aux ressources immenses, aux potentialités matérielles énormes, ne connaît vraiment pas de paix ni de sécurité. En vérité, il ne connaît pas de démocratie et de liberté ni de justice et de dignité.

Face à cet état de fait, quelle attitude convient-il d’adopter certainement ? Quelle politique importe-t-il de mener efficacement sur le terrain pour vivre concrètement, tel le vœu des Pères de l’indépendance, la justice et la dignité ? Quelle diplomatie importe-t-il de mener énergiquement sur le terrain pour vivre matériellement, tels le souhait et l’espoir réel des Martyrs de la liberté et de la démocratie, le progrès social et le développement économique ? Quelle action politique et diplomatique convient-il d’entreprendre pour transformer définitivement le principe d’alternance destructif entre guerre et dictature en principe d’alternance constructif entre paix et sécurité d’un côté, et liberté et démocratie de l’autre, en vue de générer le progrès social et le développement économique que tout le Peuple appelle de ses vœux ?

Face au chaos fabriqué artificiellement, à l’anarchie savamment entretenue, à la dictature rampante qui prévaut actuellement et à l’enterrement des espoirs du Peuple congolais, il y a lieu de réfléchir et même d’anticiper. En novembre prochain, les États-Unis d’Amérique connaîtront le nom du futur locataire de la Maison-Blanche. Ce dernier pourrait être soit républicain soit démocrate selon les humeurs persistantes de changement ou de continuité. Les conséquences de ce choix concurrentiel seront palpables sur le terrain. Si le futur président est effectivement républicain, la dictature sera-t-elle renforcée en République démocratique du Congo ? Y aura-t-il un putsch militaire ? Mais, s’il est vraiment démocrate, ce pays sera-t-il en proie à une guerre civile sous le couvert d’une révolution ou lutte armée pour accaparer le pouvoir politique et renverser les présentes Institutions qui ne sont républicaines que de nom ? Assistera-t-on comme à l’accoutumée à une guerre de balkanisation territoriale ?

Peuple congolais,

En prévision d’une possible Conférence internationale sur le Congo, le moment est venu pour vous de réfléchir sérieusement et d’élaborer un mémorandum à soumettre à l’appréciation sereine de l’establishment international. En réalité, le moment est venu pour vous de dialoguer sans intermédiaire avec les intérêts internationaux qui bloquent réellement l’avènement de la démocratie et de la liberté en République démocratique du Congo. Le moment est venu de discuter directement avec les différentes puissances internationales qui, pour elles, le Congo est et reste une caverne d’Ali Baba, un grenier des matières premières au profit de l’Occident chrétien, un espace de pillage au service exclusif de son hégémonie économique et culturelle, de sa domination politique et militaire.

Fini pour de bon les forums intercongolais qui mettent face à face les victimes expiatoires de l’exploitation et les pantins de la spoliation. En réalité, tous ces pourparlers politiques ne mènent nulle part. Ils sont, à vrai dire, des rendez-vous manqués pour rien. Ce sont de véritables marchés de dupes avec le Peuple congolais réduit au rôle de dindon de la farce. Ce sont des grands-messes qui ne servent pratiquement à rien. Cela est d’autant plus vrai que l’eau bénite qui y est aspergée sur les fidèles ouailles, ne produit aucun effet bénéfique voire salutaire, pour ne pas ainsi dire miraculeux. Celle-ci ne parvient visiblement pas à exorciser tous les vieux démons de l’instabilité ou à extirper les racines enfouies du mal congolais. À preuve, le Dialogue intercongolais à Pretoria et à Sun City !

À cet égard, pensez-vous un seul instant aux espoirs ruinés du Peuple congolais par ces négociations politiques qualifiées de dernière chance. Ces Assises ont–elles réellement apporté la paix et la sécurité, la liberté et la démocratie ? Ces forums ont-ils effectivement apporté la justice et la dignité ? À dire vrai, ont-ils entraîné une dynamique tendant à générer l’engouement du développement économique de la Collectivité publique et du progrès social du Citoyen ? La réponse est catégoriquement non ! En effet, la guerre continue; les massacres d’innocents persistent; le pillage, la dictature, les violations des droits humains fondamentaux, la pauvreté et la misère, l’agonie et la mort lente du Peuple congolais sévissent violemment. Tous ces phénomènes agonisants poursuivent, plus que tranquillement et allègrement, leur chemin dévastateur et leur action destructrice ! Qui dit mieux ?

En vérité, tous ces drames vécus constituent un moment idéal pour vous unir et vous rassembler, pour travailler ensemble, main dans la main, et pour édifier un Pays plus beau qu’avant. Le moment est effectivement venu de manifester votre fierté nationale. Le moment est venu d’assurer, à l’image de l’Hymne national Debout Congolais, la Grandeur de la Patrie.

 

À bon entendeur salut !
Debout Congolais !


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