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28/05/2010
Attacks on Civilians in Eastern Congo


A report alleging that government troops summarily executed fifty civilians in early April in fighting around Mbandaka, the capital of the Democratic Republic of Congo's northwestern Équateur


28/05/2010
UN experts say Congo rebels are illegally imposing taxes and receiving international support


UNITED NATIONS (AP) — Rebel groups in eastern Congo are illegally imposing taxes on trucks and pedestrians and receiving local, regional and international support in violation of U.N. sanctions, U.N. experts said Thursday.



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L’Esprit de la Lettre ouverte du 1er novembre 1980
Par: Joël Lévy Date: 01/11/2007 Type: Editorial Vu: 7288 fois


  
Mémorandum de 52 pages

L’Esprit de la Lettre ouverte du 1er novembre 1980
La contribution du Mémorandum de 52 pages

Par Joël Lévy

Dans la vie d’une personne physique, il y a des moments dont l’intensité est telle que l’on ne peut pas effectivement oublier leur incidence dans son cheminement ou évolution.  Il en est de même pour le parcours d’une Nation ou d’un Peuple souvent émaillé d’événements majeurs que l’on ne peut indéfiniment envoyer aux oubliettes voire dans le musée de l’histoire. Donc parallèlement à la vie très souvent mouvementée d’un État, il y a réellement des anniversaires que l’on ne doit nullement passer sous silence, que l’on ne doit ne pas commémorer, dont la mémoire est un devoir absolu pour le salut évident de la Collectivité publique. Ainsi, dans celle agitée, tumultueuse, de la République démocratique du Congo, le 1er novembre 1980 en est incontestablement un, à triple titre.

D’abord, cette date est l’expression de réveil d’une Nation totalement brimée et enchaînée. Dans les faits, celle-ci traduit la résurrection d’un Peuple bâillonné dont l’existence politique a été complètement ignorée par ses propres dirigeants fréquemment imposés par des intérêts extérieurs dans le cadre de l’exploitation néocolonialiste. En cela, le 1er novembre 1980 constitue, à n’en pas douter, le jour de libération nationale des Congolaises et Congolais contre la dictature fantoche et macabre.

Ensuite, cette date historique symbolise le début de responsabilisation du Peuple congolais en tant que Souverain primaire. Donc, le 1er novembre 1980 symbolise la prise de conscience par ce dernier de sa position inaliénable de titulaire du pouvoir politique dans la société.  Cela signifie que les Congolaises et Congolais disposent réellement des droits fondamentaux, inaliénables et sacrés au premier rang desquels trône le choix de leurs autorités politiques et gouvernementales. En d’autres termes, cette date permet au Peuple congolais de se rapproprier sur le terrain national son destin politique. Elle fait de celui-ci un sujet responsable et mature.

Enfin, le 1er novembre 1980 confère en vérité au Peuple congolais non seulement la liberté mais également la citoyenneté. Cette date fait du Congolais un Citoyen libre et digne de vivre paisiblement dans un environnement public débarrassé de toutes entraves qui réduisent à néant un Être humain et de toutes contraintes qui obstruent tout développement économique et tout progrès social. En d’autres termes, le 1er novembre 1980 transforme la République démocratique du Congo en un véritable espace de démocratie et de liberté, en un véritable univers de solidarité et de justice.

Mais, dans le contexte politique actuel où la République démocratique du Congo demeure, pour jamais, une jungle assujettie au bon vouloir d’une dictature féroce et prédatrice, d’un système criminel et terroriste, que signifie-t-elle exactement la Lettre ouverte du 1er novembre 1980 au Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre ? Dans le contexte politique actuel où cet État géant d’Afrique centrale demeure, à jamais, un véritable espace de pillage et un camp d’extermination, un univers de privation de dignité humaine et d’exclusion politique et démocratique, quel sens revêt-il ce fameux « Mémorandum de 52 pages » ?

Devant la fatalité dictatoriale qui emprisonne le destin collectif, qui transforme la République démocratique du Congo en cage ou geôle pour ses ressortissants, la Lettre ouverte du 1er novembre 1980 au Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre exige huit attitudes ou comportements décisifs en vue de libérer le Peuple ou la Nation de l’oppression sauvage ou de la tyrannie brutale. En l’occurrence, il s’agit de l’ABC du Combat[tant] de libération nationale.

L’esprit de changement

C’est l’émasculation de tout ordre qui freine le développement économique et le progrès social. C’est le combat permanent contre l’immobilisme dévastateur qui prend continuellement en otage la Collectivité publique. C’est le démantèlement de tout ordre oppresseur qui réduit à néant la population, qui lui dénie en réalité toute liberté et toute dignité humaine.

L’esprit de résistance

Face au régime de privation de libertés, au système oppresseur, la Lettre ouverte du 1er novembre 1980 inspire la philosophie de résistance. Celle-ci est pacifique. Pour asseoir la démocratie, cette démarche politique postule l’usage des moyens dignes de l’Intelligence supérieure, de l’Esprit humain pour éradiquer la tyrannie ou le Mal dictatorial en tant qu’artisan du chaos et de l’anarchie, en tant que frein à l’essor collectif et à l’épanouissement individuel.

L’esprit de révolte

Confronté aux pires injustices sociales et économiques, le Peuple congolais doit, collectivement et individuellement, prendre en main son destin national. De ce point de vue, il est un acteur chargé de transformer son environnement social et d’impulser le cours de ses réalités quotidiennes. Par conséquent, la Lettre ouverte du 1er novembre 1980 fait éminemment de lui un brave soldat de la justice sociale et économique. En d’autres termes, son rôle ne limite pas uniquement à dénoncer les faits (les coups de gueule) mais surtout à agir pour changer en profondeur sa condition socio-économique. Donc, l’esprit de révolte met en exergue sa maturité politique et sa responsabilité sociale.

L’esprit de solidarité

La solidarité est l’esprit d’entraide qui doit prévaloir entre les Congolaises et les Congolais. Elle met en évidence et, en même temps, renforce l’esprit de fraternité qui doit régner dans la Collectivité publique. Elle se veut le fondement de l’unité politique du pays. Par conséquent, elle est le garant de l’intégrité territoriale.

L’esprit de justice

C’est l’élimination des pratiques discriminatoires substantiellement fondées sur l’orientation politique, sur la condition sociale, les origines ethnique, tribale voire régionale. C’est le combat permanent contre l’obscurantisme politico-idéologique perpétué par la tyrannie liberticide et démocraticide. À ce titre, la justice garantit le principe d’égalité entre les Citoyens du pays.

L’esprit patriotique

C’est l’amour indéfectible de la Patrie. Il interpelle le sens du sacrifice dont doit faire montre le Peuple congolais face au péril imminent ou permanent qui guette la Nation. Il met en évidence le sens du devoir et le principe d’abnégation de soi pour libérer la Patrie de pesanteurs internes et de contraintes externes. Celui-ci fait du Congolais le gardien protecteur de la Communauté publique.

L’esprit citoyen

 

C’est l’esprit participatif. C’est la contribution du Citoyen à l’épanouissement de son environnement public ou de sa communauté dans les domaines politique, économique, social et culturel. C’est l’esprit d’action ou la volonté d’engagement dans la société. C’est le refus de l’attentisme et du parasitisme social.

L’esprit de réconciliation

C’est, à vrai dire, l’esprit d’harmonie, de concorde civile et de tolérance politique qui doit régner pour sauvegarder la paix sociale et la sécurité juridique. Il postule la volonté de consensus politique sur les intérêts primordiaux de la Patrie afin de garantir la stabilité nationale, de déterminer le destin collectif, de baliser l’avenir.

Voilà les exigences impératives de la Lettre ouverte du 1er novembre 1980 pour mettre indéfiniment au pas la dictature, pour éradiquer ses effets dévastateurs à l’émancipation de la Nation tout entière. Telle une lumière jaillie directement des ténèbres, l’Esprit de ce « Mémorandum de 52 pages » doit inlassablement guider l’ensemble du Peuple congolais dans sa marche quotidienne vers la liberté et la démocratie, dans sa conquête de la justice et de la dignité humaine.

Debout Congolaises et Congolais !

Cet éditorial est spécialement dédié aux épouses et familles des rédacteurs et signataires de la Lettre ouverte du 1er novembre 1980 au Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre pour les immenses sacrifices consentis et les atroces souffrances endurées en vue de la liberté totale du Peuple et de l’indépendance complète de la Nation. Aussi est-il dédié aux nombreuses femmes congolaises résolument engagées pour la cause de la Patrie, la défense des libertés publiques et des droits fondamentaux de leurs Concitoyennes et Concitoyens.


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